La clinique Solal

Ou comment un maréchal, une meringue et le docteur Solal
ont fini un jour par se retrouver
associés sur le Net.


 
Par Jacqueline Blanc


 

 

Le traquenard…

        - On va pas à la clinique, hein ?
        - Mais non… on va simplement au restaurant, chez Papa.
        - Tu es sûre qu’on va pas retourner à la clinique ?
        - Mais non !
        - Mais le docteur il a dit…
        - Nooon…
        - On va pas y aller alors ?
        - …
        - Hein, dis ?

         

Parallèle à la rue Claude Debussy, la rue Louis Roumieux est une petite rue.
Alors que j'étais traînée par le bras gauche vers le restaurant paternel, mes trois ans et mes quelques dizaines de centimètres me la firent paraître interminable. Je me remémorais avec un sombre pressentiment la visite à la clinique Solal quelques jours auparavant, l’intrusion inopinée et désagréable dans mes narines et la phrase qu’il me semblait pourtant bien avoir totalement comprise : «opération des végétations...semaine prochaine ….».
J’aurais pourtant dû avoir un a priori positif pour cette clinique, puisque j’y étais née quelques quarante mois plus tôt.
Et puis, on était presque voisins…
Emile Blanc, mon père, avait fait ses classes chez Maxim’s, et s’il n'avait été pendant la guerre cuisinier personnel d’un certain maréchal Juin, il n’aurait jamais fini par s’installer à Alger, épouser une brunette de chez nouzôtres et ouvrir «l’Auberge du Livradois» au 8 de la rue Louis Roumieux c'est-à-dire à quelques mètres à peine de la clinique.
Voilà pour l’énorme responsabilité du maréchal dans cette histoire.

        - On va pas y aller à la clinique hein ?
        - Mais nooon …
         


1- la deuxième salle sur la mezzanine. 2- Soubressade, longanisse? Que nenni, rien que de l'auvergnat : saucisson d'Ambert, jambon d'Auvergne et autres salamis. 3- Les desserts, tarte tatin et linzertart à la cannelle entre autres. 4- Émile Blanc et son cuisinier. 5- Caché, mais si présent, le placard magique. 6- Le bar derrière un décor fausse cheminée.


A chaque visite au restaurant, je réussissais à extorquer à l’un ou à l’autre, plusieurs de ces délicieuses petites meringues, fabrication maison, destinées à accompagner glaces et desserts. Ce jour là, Ferhat qui ne résistait jamais à mon charme, allait obtempérer comme d' habitude et ouvrir le placard magique quand je vis soudain sa physionomie changer pour m’annoncer un peu gauchement : - « ah, ben…euh …y en a plus aujourd’hui… »
Pourtant, je SAVAIS le gisement inépuisable.
Le mouvement du doigt qui venait de s’agiter discrètement de droite à gauche dans mon dos, ne m'avait pas échappé et je restais un moment à fixer la porte du placard, entre dépit et perplexité... quand j’entendis murmurer le fatal et angoissé: «  Bon… on va y aller maintenant ! »
J’avais cru le danger écarté.
Ma mère, voyant l’heure tourner, venait de prendre son courage à deux mains pour se décider à affronter la boule hurlante et récalcitrante que j’étais devenue en comprenant que mes appréhensions étaient bien fondées.
Les siennes aussi d’ailleurs, mais elle avait quand même réussi la prouesse de m’amener à quelques mètres de la clinique sans trop de dommages…

Tortionnaires !!!
Il y avait des marches pour accéder à la clinique, souvenir très précis vu le mal que j’ai eu à les gravir (et ma mère encore plus) dans la rage qui me tenait ce jour là, mon poids avait sans doute décuplé dans mon ultime effort pour éviter le pire.
On me traîna dans le hall d’entrée, on essaya la persuasion, les promesses, les remontrances, le père Noël, le petit Jésus, le père Fouettard…
Sans succès.

L’infirmière finit par m’arracher aux mains de ma génitrice effondrée pour m’emmener à ses risques et périls dans une salle d’opération toute sombre où une autre infirmière et le docteur Gardel (Oui, j’ai le nom d'un des coupables !) tentèrent de l’aider à maîtriser, en évitant coups de pieds et de poings, l'espèce de bête féroce nourrie à la nitroglycérine en laquelle je m’étais transformée.

Bon on va l’endormir…

Il me semble me souvenir d’une chaise, d’une sorte de camisole, d'une lampe à lumière très vive, de trois monstres autour de moi, totalement indifférents à ma terreur et à mes hurlements. Puis ce fut le brouillard total.



 Lieux du crime et tortionnaires vus par Jean Brua



Je me réveillais quelques instants plus tard, aux côtés de ma mère, dans une chambre où le souvenir de l’inadmissible tromperie ( avouez que … ) me revint aussitôt à l’esprit en même temps qu’une vague douleur à l’arrière de mon nez.
Je me remis à hurler à pleins poumons, ricanant en mon fors intérieur aux propos de l'infirmière qui, arrivée à la rescousse, expliquait que peut-être la douleur… ou peut-être les effets de l’anesthésie …
En plus, on avait osé me priver de meringues...

 




Devant le restaurant quelques années plus tard.
Communion privée peut-être?  En tout cas robe meringue,
je persiste et signe.

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Mais qui est donc le docteur Solal ?
Lorsque j’ai voulu savoir qui donc était ce docteur Solal maître des lieux, ex-voisin et complice de mes tortionnaires, je n’ai trouvé aucun document, piètre investigatrice et mauvais rat de bibliothèque que je suis peut-être.
Je me suis dit qu’il y avait peut être bien un ou deux témoins pour me parler de lui, j’ai donc commencé à téléphoner aux quatre coins de l'hexagone (oui…facile… mais je l’aime bien celle là !) et je vous livre donc ici le résultat de mes investigations.
Je précise que si des bribes de mémoire revenaient à l’un ou l’autre d’entre vous, elles seraient aussitôt intégrées à ce texte pour  le compléter.

ANGE SOLAL 

Ange Solal, fondateur de la clinique qui porte son nom, est né à Médéa en 1894 dans une grande famille de minotiers, parmi neuf frères et soeurs.
Son père Isaac est  un homme qui compte dans la vie Algéroise du début du siècle, comme en témoigne dans l’Echo d’Alger, la liste d'une longueur impressionnante des personnalités présentes lors de ses obsèques.
Ange fait sa médecine à Alger, se spécialise en gynécologie puis effectue des remplacements dans la région, notamment à  Cherchell et Berrouaghia.
En 1927 il décide de s’installer définitivement à Alger et d’ouvrir, avenue de l’Oriental (future avenue Claude Debussy) la clinique qui portera son nom et dans laquelle il est actionnaire majoritaire.
Á l’indépendance, la clinique étant nationalisée, il se repliera à Neuilly-sur-Seine où il avait ouvert en 58 la clinique Ambroise Paré. Méditant sans doute, comme beaucoup d’autres, sur l’aspect aléatoire du mot « définitivement ».
Il a laissé aux gens qui l’ont côtoyé le souvenir d’un homme courtois, ayant à cœur de faire de sa clinique un établissement moderne.
N’exerçant plus lui-même, son rôle consistait à se tenir au courant de toutes les évolutions de matériel afin d’en faire profiter les médecins de la clinique. Ces derniers appréciaient de plus l’efficacité des soins infirmiers et hôteliers.
Il en avait fait l’une des trois grandes cliniques d’Alger, avec les cliniques Lavernhe et des Glycines.

 


Entrée de la clinique rue Louis Roumieux.2006


Clinique Solal : petite visite guidée
:

Le bâtiment lui-même n’a rien de remarquable. Architecture des années vingt, lignes sobres, mais avouez que parmi tous les bâtiments d’Alger vous lui portez un intérêt particulier puisque c'est à cet endroit précis que nombre d’entre vous, (d’entre nous !) ont vu le jour (ou donné le jour !! ), et où d’autres ont éprouvé les affres de l’angoisse avant une opération.



L’établissement, connu des Algérois sous le nom de clinique Solal et fondé par le docteur Ange Solal en 1927, fut d’abord appelé clinique de l'Oriental. Un peu plus tard, sous l’égide des docteurs Jean Edouard Houël, Henri Ezes, Léon Schebat et Henri Jahier un deuxième établissement lui fut accolé, connu comme «maison d'accouchement de la station sanitaire».
Pour les Algérois les deux établissements se confondaient en une seule appellation : la clinique Solal, mais les deux établissements étaient distincts par leur direction et par leur vocation, le premier étant consacré à la chirurgie générale, le second étant une maternité.
Leurs entrées étaient indépendantes, une rue Louis Roumieux et deux autres rue Claude Debussy, mais les bâtiments étaient reliés par un couloir qui permettait un accès intérieur en cas de besoin. D'ailleurs obstétrique, chirurgie gynécologique et césariennes se faisaient en chirurgie.
Avant l’ouverture de la maison d’accouchement, la première en Algérie, les naissances avaient lieu au domicile des parents et les médecins de la maternité durent pratiquement subventionner les premières parturientes pour faire de la publicité à la clinique et pour peupler les lits.
 


Mosaïque au dessus de l'entrée de la maternité rue Claude Debussy. Septembre 2006


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Les blouses blanches
:
Il est bien évidemment impossible de retrouver tous les noms des médecins qui se sont illustrés ici au cours des trente cinq années d'activité de la clinique, jusqu’à sa nationalisation en 1962. Mais retenez les noms qui suivent. Ils ont compté pour la vie médicale algéroise.  
Ces médecins : JE Houël, Henri Jahier, Henri Ezes, Robert Garès, Léon Schebat, gynécologues obstétriciens, vous leur devez un peu la vie.
Ils exerçaient dans les années quarante/cinquante (et même avant) et ils ont claqué les fesses et entendu les premiers hurlements d’une bonne partie des habitants d’Alger.
Parallèlement à la maternité, la clinique de chirurgie générale a vu (là aussi on parle des dernières années) s’illustrer des noms tels que Henri Duboucher ou Félix Lagrot. Ajoutons quelques autres spécialités comme l’ORL avec les docteurs Sitbon, Gardel, et parlons des médecins consultants comme Jean Robert d’Eshougues pour la rhumatologie, et aussi de tous les pédiatres (dont les noms ne passeront peut-être pas aux oubliettes de l’Histoire si vous nous les signalez) et nous aurons un tout petit aperçu de ce que fut la vie de la clinique.
A une exception près, Jeanine Hurbin-Sadier infirmière chef de la clinique de chirurgie, il nous reste très peu de traces de ces femmes qui nous ont soignés, changés, lavés, langés et sûrement papouillés dans nos tout premiers jours, ni du reste du personnel qui s’activait pour la bonne marche de la clinique : secrétaires,  femmes de service, cuisiniers ou autres. Juste quelques noms, Mesdames Ribot, Colin, Cartier et une certaine Marie Louise dont Jean Jahier, fils de Henri Jahier, et lui-même médecin raconte : «  J’eus l'occasion d’opérer, devenu grand, dans la salle d’opération où j'étais né, et de plus avec comme infirmière la chère Marie Louise. Je n’avais aucune autorité sur elle et quand je lui faisait remarquer gentiment le besoin d’avoir un bistouri avant le matériel de suture, j’avais droit régulièrement au «  tu ne criais pas si fort il y a trente ans quand je te tapais sur les fesses ». Nous adorions ce jeu ».

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Henri Duboucher


Henri Duboucher:  1886-1971 né en Isère. Passe une licence ès sciences à Grenoble, puis en 1911 est interne des hôpitaux d’Alger où il a rejoint son frère aîné, médecin lui aussi, qui s’est installé là quelques années plus tôt. Son goût pour la biologie l’amène à être chargé de cours de physiologie, histologie et d’embryologie.  Prosecteur d’anatomie au début de la guerre en 14, chef de clinique du Professeur Vincent, agrégé de chirurgie et plus tard professeur de clinique chirurgicale au terme d’une carrière féconde. Plus soucieux de mettre son talent vers ses œuvres que vers ses publications, c’était un travailleur acharné, et son neveu le Docteur Georges Duboucher se souvient de cette anecdote que lui avait racontée le Professeur Henri Jahier : «  avec ton oncle on se croise souvent à la clinique la nuit. Lui, il termine une opération et moi un accouchement, alors on discute un moment dans la voiture. L’autre nuit on a discuté comme ça assez longtemps et on s’est aperçus qu' il était quatre heures du matin, alors ton oncle m’a dit : Bon, ce n’est pas la peine que je rentre me coucher, je retourne travailler … ». Henri Duboucher était connu pour sa grande distraction dans la vie. Il n’oubliait pas ciseaux ou lunettes dans un ventre, mais perdait volontiers sa voiture entre l’avenue Claude Debussy et la rue Louis Roumieux. Il ne s’en étonnait pas et signalait sa disparition à la police. Il ne s’étonnait pas non plus de la retrouver une semaine plus tard, en fait là où il  l’avait garée.

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Echo d'Alger



Félix Lagrot:
Né à Alger en 1899, d’une famille installée en Algérie depuis 1843. Décédé en 1998.
Etudes de médecine à Alger, il présente en 1924 une thèse remarquée et débute sa carrière en chirurgie infantile dans le service du Professeur Joseph Curtillet. Fait des remplacements de médecins dans le bled, également en tant que médecin de la colonisation lors d’une épidémie de typhus qui frappe plusieurs dizaines de milliers de nomades en 1925 sur les hauts plateaux. Après la guerre de 39/45 et un débarquement en Normandie avec son équipe médicale, il est de retour à Alger. D’abord assistant du professeur Duboucher, son maître respecté, il devient chef d' un service à l’hôpital Parnet. Reconnu internationalement en tant que spécialiste des grands brûlés, inventeur du rasoir-rabot qui permet de prélever de plus grands morceaux de peau pour les greffes cutanées, il a implanté en France cette technique de réparation par greffe des brûlés. Il deviendra aussi, grâce à la triste occasion que lui donneront les mutilations punitives de la face (exercée par le FLN, notamment à l'encontre des musulmans fumeurs), un spécialiste international de chirurgie plastique réparatrice.
Il est l’auteur de plusieurs centaines de publications scientifiques.

Henri Jahier:  Très renommé en tant qu’obstétricien, forte personnalité, le professeur Jahier était  adulé par ses étudiants. C'était aussi un érudit qui a publié avec Abdelkader Noureddine une Anthologie bilingue français/arabe des textes poétiques attribués à Avicenne. « …C’était à un rapport de garde du matin que dirigeait le professeur Jahier. A propos de l’accouchement d'une X, on en était arrivés, naturellement, à parler des enfants abandonnés. C’est ce jour là que Monsieur Jahier leur avait expliqué la doctrine de l’Islam en matière d’adoption, versets ad hoc à l’appui, et déclamés en arabe ! …»  (extrait du roman du professeur Belgacem Aït Ouyahia «les blés d’or du Chelif »,  Casbah Editions-Alger 2004)


 Et puis aussi ... (Liste à compléter…Toute information sera la bienvenue !)

J.E
Houël :  
Léon Schebat:

Les Docteurs: Henri Ezes, Robert Garès, Sitbon, Coriat, Schemla, Goinard, Vergoz, Salasc, Gardel.
Les frères Georges, Etienne et Léon Cohen-Solal.
Jean Robert d’Eshougues, Jean Gréco, Dr Py etc…


Jeanine Sadier :
Infirmière major. Parisienne, elle arrive à Alger en 1947. C’est son premier poste et là va débuter ce qu’elle qualifie de plus belle période de sa vie. Elle travaille d’abord à la clinique des Glycines avec le docteur Chiche, puis prend la direction de la clinique de Maison Carrée avant de prendre celle de la clinique Solal en 1954. C’est donc elle qui dirige les infirmières mais elle effectue également une cinquantaine d’assistances opératoires par mois avec tous les chirurgiens de la clinique et cet aspect de son travail la passionne.

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Le Dr Léon Schebat donne des cours d'accouchement sans douleur.



Epilogue.
Lors de la Dispersion Finale, tous ces médecins qui avaient marqués tant d’élèves et contribué à la place, flatteuse, de la médecine et de la chirurgie en Algérie furent affectés à des postes de « province » dans les CHU français.
Paris leur fut refusé « pour ne pas sanctionner une catastrophe par une promotion… » avait dit le ministre.
Quelques années plus tard, on retrouvait la plupart d’entre eux  doyens de faculté, chefs de service, présidents de commissions médicales consultatives.
Aujourd’hui ce sont leurs élèves, formés à Alger, et arrivés Internes, Chefs de Clinique ou même simples étudiants qui les ont remplacés aux mêmes postes (voire même Présidents d’Université) et font, eux aussi, école…
La médecine algéroise et plus particulièrement la clinique Solal (notamment avec le professeur Lagrot) a ainsi établi, bien malgré elle et poussée par le vent de l’Histoire, une influence considérable sur la médecine « métropolitaine » (la française c’était déjà fait) et a participé à l’essor et au renom de Facultés et de CHU de Province qui dament souvent le pion, de nos jours, à la médecine parisienne.

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Aujourd’hui,
la clinique SOLAL
est rattachée au
Centre Pierre et Marie Curie d'Alger
et a une vocation
chirurgicale oncologique.
 

 

Et pour finir…
 


Le nombril du professeur Jahier.
David Vincent vous vous souvenez ?
Dans un célèbre feuilleton TV,  il traque les Envahisseurs, extra-terrestres à forme humaine, reconnaissables à leur bizarre petit doigt.
J’ai appris un jour qu’une caractéristique physique me liait non pas à des extra-terrestres, mais à un groupe d’humains reconnaissables entre tous : les «accouchés» du professeur Jahier.
Décidément, il y a un lien obscur entre la clinique Solal et les restaurants familiaux…C’était sous une latitude moins clémente (d' un point de vue météorologique du moins…) et dans un tout autre restaurant.
Je devais avoir treize ans, quatorze… L’âge où on a le rouge aux joues facile et la honte tenace. Nous habitions au dessus dudit restaurant et un soir, à la demande expresse de mon père, je me retrouve face à quatre personnes attablées et j’apprends que l’une d' elles est celui qui m’a extirpé de l’habitacle maternel treize ans plus tôt.
Lorsque le professeur Jahier, puisque c’était lui,  me demande de montrer mon nombril, je le regarde, éberluée… pensant avoir mal entendu !
Il insiste !
J’obtempère avec la douce impression que toute la salle du restaurant (elle était grande et assez guindée) a l’œil fixé sur mon nombril.
Là, le professeur Jahier explique aux autres convives qu’il  avait l' habitude de nouer le cordon ombilical d’une certaine façon qui lui était propre et que « ses enfants » étaient reconnaissables entre tous à ce détail.
Et il se met à commenter la technique, moi, mon pull toujours retroussé vers le haut, ce qui tout compte fait, permettait une ventilation salutaire qui m’a permit ce jour là de ne pas trépasser par hyperthermie.

Plaisanterie de carabin attardé ?
Premier avril ?

Quelques trente huit ans plus tard la supercherie est éventée. Jean Jahier, fils du précédent et lui-même médecin, vient de m’enlever mes illusions d’un éclat de rire et d’un « Ah ! C’est bien mon père ce genre de blagues… »
Dommage, moi qui croyais mon nombril exceptionnel !!!
 

Merci
à Jeanine Sadier,
Claude Solal, Jean Jahier,
Georges Duboucher, Paul Wahl
et Jean Greco d’avoir bien voulu nous parler
de la clinique.

 Merci à Jean Brua pour son dessin et à Jean-Louis Jacquemin pour ses précieux conseils.


Merci
par avance à ceux
qui voudront bien nous en dire
un peu plus...